Les querelles actuelles de l’UMP au niveau national ne vont-elles pas conduire à l’échec en 2007 ?

 

PLV : Soyons clairs : La droite, qui a toujours défendu l’idée de concurrence et de performance, dispose pour 2007 de plusieurs candidats de talent. C’est une force dans la mesure où ces candidats sont en train de construire ensemble un bilan commun. On ne peut pas en dire autant à gauche, où les motions s’opposent et où les votes se contredisent sur des sujets aussi considérables que l’Europe.

 

Au niveau local aussi, l’UMP semble fragile et divisée...

 

PLV : Il est exact qu’un débat oppose clairement ceux qui, autour de démocrates comme Alain Carignon et Nicolas Sarkozy, en appellent aux militants pour désigner leurs portes paroles à l’occasion des grandes échéances présidentielles et législatives, et une poignée d’élus qui revendiquent la propriété de leurs investitures.

 

On voit trés vite que la position de ces irréductibles est intenable, tout simplement parce que la démocratie interne des partis est la seule façon de répondre à l’aspiration au renouvellement des responsables politiques.

 

Vous même, serez vous candidat aux prochaines élections parlementaires ?

 

PLV : Celui ou celle qui défendra nos couleurs dans la circonscription en 2007 devra réunir toutes nos forces dans leur diversité géographique et humaine, pour espérer inquiéter un Député scandaleusement

soutenu par la presse locale, alors que, trés concrêtement, il n’a voté aucune loi depuis 2002, ni sauvé ou créé la moindre infrastructure ni le moindre emploi dans la circonscription, sauf pour s’entourer de colllaborateurs militants.

 

Cette vérité, personne dans nos rangs n’ose la dénoncer parce que chacun craint les représailles cumulées d’un Conseil régional de gauche, d’un Conseil général de gauche, d’une COSI à gauche, d’une METRO à gauche, bref, d’autant de flèches empoisonnées à recevoir sans le bouclier d’une opposition UMP déterminée et unie.

 

Malgré tous ces handicaps, sans doute parce que mes convictions se renforcent à constater les dégâts considérables et le gâchis d’une droite silencieuse, je peux vous assurer de ma détermination à lui apporter toutes mes forces.

 

Y aura-t-il un vote des militants pour l’investiture législative dans la 5ème circonscription ?

 

PLV : Naturellement ! Je l’espère de tout coeur tout comme j’espère voir se pultiplier les ambitions et les convictions, les candidats à tous les scrutins : législatifs, cantonaux, municipaux. Car soyons francs : tout, ou presque, est à conquérir.

 

Il faudra ensuite veiller à ce que les candidats investis soient réellement soutenus par l’UMP, ses élus et ses militants. J’insiste sur ce point, car s’il en avait été ainsi en 2002, notamment dans le canton de Domène, le Député de la circonscription serait aujourd’hui UMP et non socialiste.

 

C’est une mise en garde ?

 

PLV : La politique se nourrit de convictions et de mémoire, et

 

elle n’a de sens qu’au service des autres. Ceux qui la réduisent à un vulgaire jeu de massacre entre copains n’ont évidemment rien compris de la mission, du rôle, du travail, et des attentes de la population à l’égard d’un représentant de la Nation.

 

Vous serez donc candidat ?

 

PLV : J’ai 5 ans de moins que l’âge moyen des députés actuellement en fonction, 6 ans de moins que l’âge moyen des conseillers généraux de l’Isère, 20 de moins que l’âge moyen des sénateurs ! Candidat à 14 reprises à des élections, j’en ai gagné 11. Sur le plan statistique, je n’ai pas, me semble-t-il à craindre le ridicule.

 

La vraie question est la suivante : candidat ... pour quoi faire ? J’aurai trés bientôt l’occasion d’indiquer un projet local réaliste et novateur, pour améliorer concrêtement la vie quotidienne de nos concitoyens d’ici. C’est sur la base de ce projet, et sur cette base seulement, que je compte vérifier si nous avons envie de nous battre pour gagner et faire gagner notre région.

 

Et sur le plan national ?

 

PLV : Je publierai prochainement un livre intitulé “Place de la Résistance ”, qui présente quelques propositions d’action au plan national.

 

Le Ministre des Collectivités locales, Brice Hortefeux, en acceptant de le préfacer, donne à ces propositions une valeur supplémentaire. Il va de soi que pour les mettre en oeuvre, il faudra surmonter une multitude d’obstacles. J’y suis prêt.

 

 

Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 17:01
 
-         Pourquoi vous déclarez-vous candidat aux élections cantonales si tôt ?
 
-         PLV : Si j’étais un stratège, je me tairais en effet. Car se déclarer tôt c’est, fatalement, devenir une cible. Et partir en campagne 18 mois avant l’échéance, c’est prendre le risque d’être attaqué pendant 18 mois ! Mais puisque je me suis fixé des objectifs, pourquoi jouer à cache cache avec les habitants ?  Pourquoi ne pas prendre le temps qu’il faut pour débattre et construire un projet fort avec eux ? J’ajoute qu’en étant candidat maintenant, j’échappe à toute investiture politique. J’offre la liberté à notre canton, de bâtir un projet qui n’appartiendra à aucune étiquette politique.
 
-         Vous ne serez donc pas investi par l’UMP ou par l’UDF ?
 
-         PLV : Non ! Ma décision est personnelle, mon projet est cantonal, mon parti est celui de ce canton. Elu, je rejoindrai le groupe qui s’engagera clairement à réaliser dans le mandat, chacune des propositions que nous aurons élaborées sur place. J’ai la certitude que la société bouge plus vite que la politique. Ma démarche est, vous avez raison, en rupture avec les usages. Mon objectif est de redonner ici de l’espoir, à la fois pour nos familles, mais aussi, dans une forme nouvelle d’engagement public, qui place le citoyen au coeur de la décision, et non plus en arbitre des alcôves d’apparatchiks.
 
-         Votre handicap, c’est d’être le Maire du chef lieu de canton.
 
-         PLV : Le croyez-vous vraiment ? N’est-ce pas non plus un atout, que de pouvoir être jugé aussi sur ce que l’on a fait concrètement, pour les habitants dans une commune ? Après tout, c’est une preuve comme une autre de capacité de travail en équipe. Et ce canton a besoin d’une équipe. Il est trop petit pour se diviser encore en chapelles, en jalousies, en critiques, en arrières pensées. Je me sens très concerné par l’avenir d’Ugimag, par les problèmes d’environnement, de pouvoir d’achat des familles, de sécurité ou de santé. Voilà des sujets qui n’ont guère de frontières !
 
 
-         Depuis 20 ans, vous n’avez jamais attaqué Gérard ARNAUD, notre Conseiller Général. Pourquoi vous opposer à lui aujourd’hui ?
 
-         PLV : Comme on le dit en sport, j’aborde cette compétition « dans mon couloir », sans chercher à critiquer quiconque, mais soucieux de proposer mieux que les autres. Je ne suis pas sûr que Gérard ARNAUD, après 26 ans de mandat, sollicitera 6 années de confiance supplémentaire. La longévité n’est pas un but en soi. Ce qui compte, c’est l’enthousiasme, et j’en ai.
Ne comptez en tous cas pas sur moi pour mener campagne sur l’isolement politique croissant de Gérard ARNAUD au Conseil Général, qui handicape de plus en plus lourdement la réalisation de nos projets. Ce problème résulte des vieux systèmes d’accords et de désaccords entre partis. Ce que je recherche, c’est un accord avec les habitants, c’est donc, vous le voyez, une autre démarche. J’ajoute enfin que Gérard ARNAUD est un honnête homme, consciencieux et qui ne mérite pas de jugements désobligeants.
 
-         Quand dévoilerez-vous votre projet ?
 
-         PLV : Lorsqu’il aura été débattu avec toutes les forces vives de toutes les communes du canton. Cela prendra du temps, car une démarche honnête et sérieuse suppose beaucoup de rencontres, d’échanges. Soyez simplement certain que je n’attendrai pas le dernier moment pour proposer des méthodes nouvelles et des réalisations indispensables au bien être des 8 000 habitants du Pays d’Allevard.
 
 
 
 
Par J'informe - Publié dans : Les nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 13:58

Ayant décidé d'être candidat aux prochaines élections cantonales dans le canton d'Allevard, j'ai d'abord tenu à informer personnellement Gérard Arnaud, conseiller général sortant de ma démarche. C'est une affaire de correction et de transparence.
La vie publique gagnera en effet à s'écrire dans la franchise.
Cette semaine, j'ai écrit à chaque maire du canton, pour solliciter un entretien et évoquer avec eux l'esprit de ma candidature, ma disponibilité à défendre les projets qui leurs tiennent à coeur.
Ainsi s'engage une belle et longue campagne, avec l'idée de construire un projet qui appartienne vraiment aux habitants du canton, et non à telle ou telle majorité, tel ou tel parti.
J'entends prendre prochainement contact avec toutes les associations du canton. il me semble qu'elles détiennent un vrai pouvoir d'animation et de soutien des initiatives des populations de nos communes.
J'entends mener cette campagne loin des bagarres stériles d'opinions, qui divisent quand nous avons vraiment besoin d'être unis.
 
Philippe Langenieux-Villard
 

Par Philippe Langenieux-Villard - Publié dans : Le canton d'Allevard
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /Oct /2006 10:45

Allocation de François BROTTES

Député de la 5ème circonscription de l'Isère

Monsieur le Maire d’Allevard,

Monsieur le Président de l’Association des Maires de l’Isère,

Monsieur le Préfet,

Madame, Messieurs les parlementaires,

Messieurs les Conseillers Généraux, Régionaux,

Mesdames Messieurs les Maires et Adjoint,

Mesdames Messieurs les Présidents de Communautés,

 

Inutile de vous rappeler que c’est l’une des plus belles circonscriptions de l’Isère, qui vous accueille aujourd’hui, dont le Pays d’Allevard constitue l’un des fleurons les plus renommés.

 

D’abord, parce que avec le thermalisme c’est un pays qui soigne pour éviter d’avoir à guérir, je le dis pour le président de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.

 

Ensuite parce que c’est un pays d’accueil, de soleil enneigé, de tourisme vert et doux, qui a le cœur grand comme une bergerie laquelle a depuis longtemps fait son choix entre les agneaux et les prédateurs.

 

C’est un pays d’histoire au service de nos révolutions industrielles à l’époque où le religieux ne se contentait pas d’être contemplatif, puisqu’ils forgeaient l’avenir.

 

C’est donc une tradition républicaine, et je vous remercie, Monsieur le Président Vitte, de donner la parole au député du cru lors de votre assemblée, et ce n’est donc pas la première fois que j’ai l’honneur de m’exprimer à la tribune du congrès des maires et adjoints de l’Isère.

 

5 minutes pour évoquer très rapidement, 5 facettes de la fonction de maire : cet éternel expert à tout faire, responsable de tout, et coupable du reste.

 

5 minutes pour dire à chacune et chacun d’entre vous mon admiration, ma reconnaissance, vous qui êtes : les chargés de toutes les missions et souvent de résoudre tous les « emerdements ».

 

La première image à partager, c’est la fierté de Jean-Claude Paturel, lorsqu’il avait accueilli votre congrès à Crolles, encore l’occasion pour moi de lui rendre hommage, comme on rend hommage à celles et ceux qui partent trop tôt, en cours de route, avec ce sentiment qu’ils nous laissent de ne pas avoir eu le temps de les remercier et surtout de ne pas leur avoir laissé le temps de finir ce à quoi il tenait comme il me le disait parfois. 

 

 

Je vous le dis à mon tour prenez aussi le temps de penser à ceux qui vous entourent, à vos proches, après tout ce n’est pas désagréable une réunion de famille entre deux réunions de quartiers.

 

 

La deuxième image qui me vient à l’esprit c’est ce rendez-vous au ministère de la culture lors d’une démarche commune avec le Maire d’Allevard pour plaider le dossier du Musée et lui faire obtenir le label, Musée de France, finalement obtenu parce que totalement mérité.

 

 

Une réunion comme 1 000 autres, où il faut expliquer pied à pied pour convaincre pas à pas.

 

Une rencontre comme 1 000 autres, sur ces chemins semés d’embûches où il y a tant de découragement qui nous attend, parce que les budgets sont épuisés, parce que le dossier est incomplet, parce que le courrier n’est pas arrivé à l’heure, parce que tous les critères ne sont pas respectés, bref vous le savez tous, pour vous dire non, certains sont les champions du mot d’excuse déjà tout prêt.


Et à travers cet exemple, je veux rendre hommage à la pertinence du savoir convaincre, celui qui est respectée par tous ceux qui comptent sur vous, qui y croient avec vous, et que votre devoir vous impose de ne pas décevoir.

 

Et même, s’il n’est pas dit qu’ils vous diront merci, vous et votre équipe avaient la satisfaction de la mission publique accomplie.

 

Le troisième élément que je voulais évoquer, c’est celui du transfert incessant de compétences qui fait qu’on finit par avoir du mal à s’y retrouver et que par ailleurs, à force de « charger la mule » on a du mal à avancer.

 

La règle est connue, elle est simple : pour le département qui reçoit de l’Etat, les routes, le RMI, ou les personnels de l’éducation nationale, le compte n’y est pas, de même que la contribution pour le SDIS ou le contingent d’aide sociale de la part des communes elle non plus n’est pas revalorisée, tant mieux pour les communes ! Alors ici nous avons par exemple un débat difficile pour la constitution d’une AOTU à l’échelle du pays du Grésivaudan.

Transférer la compétence transport du département vers le territoire.

 

-         Les avantages sont évidents : gestion du service mieux adaptée, car géré au plus près du terrain, mise en place d’une péréquation entre la plaine et la montagne, meilleure coordination avec les autres organisateurs de transports, comme la région par exemple.

 

-         Inconvénients : transfert de certaines charges, sans indexation du financement qui les accompagnent, pour compenser et améliorer le service, comme c’est donc devenu la règle, (et l’Etat est expert en la matière) et puis prélèvement d’un nouvel impôt, le versement transports.

 

Ici, nous sommes à l’heure du choix, alors c’est vrai, il y a toujours une élection qui arrive pour vous dire que c’est trop tôt, mais là encore, je crois que notre rôle, notre obstination, doit être de privilégier ce qui est bon pour nos populations.

 

La quatrième image est celle d’un clin d’œil à la théorie du « vol d’oiseau » qui accable depuis trop longtemps les montagnards.

 

Je suis encore pour quelques jours le Président de l’Association Nationale des Elus de la Montagne, et je veux dire devant vous, là encore, mon admiration pour ces élus ruraux d’un genre particulier qui doivent savoir, la nuit, détourner les crues torrentielles comme en Belledonne l’an dernier, construire des équipements publics dans la pente, prier pour que la neige tombe en faveur du tourisme, et subir les foudres des néo montagnards dès qu’il y a trop de neige.

 

Les élus de ces territoires dédiés à la préservation de la nature et de la biodiversité se démènent au milieu des cartes de tous les risques naturels pour essayer de faire vivre leurs communes sans qu’elles ne deviennent des réserves d’indiens.

 

Alors la théorie du « vol d’oiseau », n’a rien à voir avec la coupe Icare , ou la chasse à la palombe, pratiquée dans d’autres Landes.

 

C’est la théorie qui consiste pour l’administration, parfois par la faute du législateur, à considérer la distance d’un point à un autre, en tirant tout droit sur une carte : la distance à vol d’oiseau entre 2 groupes scolaires pour savoir lequel on ferme, la distance à vol d’oiseau entre 2 bureaux de poste, pour savoir lequel on supprime, ou encore la distance à vol d’oiseau, entre le domicile des parents et l’université pour savoir si un étudiant a droit ou non à une bourse d’études.

 

Chacun le sait, le vol d’oiseau en montagne, sauf à utiliser un parapente, mais ça ne marche qu’en descente, n’est jamais le chemin qu’on emprunte pour fran chir un col, pour contourner une route victime d’un éboulement ou poursuivre les dizaines de virages qui vous obligent à raisonner en heure plutôt qu’en kilomètre.

 

Je veux le dire ici à tous les maires ruraux, il faut accepter la différence de traitement des communes de montagne, il y a une vrai spécificité qui lorsqu’on la connaît est une évidence mais qui vu de Bretagne ou de Picardie apparaît comme un privilège injustifié. Je reste favorable à la discrimination positive sur ce terrain là.

 

Et enfin, mon dernier message sans abuser de votre attention plus longtemps, concerne le service public en général, et mon inquiétude forte face à la libéralisation qui s’impose à toutes les étages de nos fondamentaux républicains.

 

-         Combien de temps, allons-nous conserver le prix unique du timbre, qui grâce à la péréquation donne le même droit à une lettre d’où qu’elle soit expédiée ?

 

-         Combien de temps, allons-nous conserver les tarifs administrés dans le gaz et l’électricité qui protègent nos communes et nos administrés de la folle spéculation du marché de l’énergie ?

 

-         Combien de temps, allons-nous encore pouvoir parler de concession de service public dans nos communes, alors que la directive sur les services d’intérêt économique général vient d’être abandonnée dans son principe même par le parlement européen ?

 

 

Il faudra, je le crains, bientôt ouvrir un musée de la péréquation et de l’égalité des chances des territoires et on nous expliquera, comme c’est déjà le cas pour les télécommunications que tout le monde a les mêmes droits grâce à la logique de la libéralisation puisque même les petites communes peuvent devenir opérateurs des télécommunications si elles ne trouvent pas leur bonheur parmi les acteurs du marché.

 

Voilà les 5 petits messages que je souhaitais faire passer ce matin.

 

Je ne veux pas personnellement me résigner à ce que les plus pauvres aient le droit de payer, ce que les plus riches obtiennent gratuitement.

 

Après tout un congrès doit être aussi un moment d’indignation positive ! !           je vous souhaite un bon travail collectif et aussi un excellent séjour en Belledonne et au pays d’Allevard. Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

Par François Brottes - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 15:22
 
 Allocution de Daniel VITTE
Président de l'AMI
 
 
Monsieur le Préfet,
Madame, Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Président du Conseil général
Monsieur le Maire d’Allevard les Bains et Président de la Communauté de communes du Grésivaudan, qui nous accueille, Monsieur le Président Honoraire de notre Association,
Mesdames, Messieurs les autorités civiles et militaires,
Mesdames, Messieurs les Elus régionaux, départementaux, locaux,
Mesdames et Messieurs,
Chers Collègues,
Chers Amis !
 
J’en connais plus d’un qui, ce matin en arrivant aux portes de notre Congrès, s’est frotté les yeux afin d’être certain d’avoir bien lu, sur les pancartes des manifestants : « Maires, on vous aime ! ».
Au-delà du clin d’œil que l’on doit à Philippe Langenieux Villard, admettons que cela fait chaud au cœur de se sentir reconnu dans sa fonction !
Merci mon cher Philippe, merci aux élus allevardins, merci à la CIAGE, merci aux collaborateurs des élus, administratifs et techniciens, merci à nos partenaires, merci à tous de faire de notre 49ème Congrès, un temps fort inoubliable.
 
Nous voilà réunis pour la troisième fois à Allevard les Bains : 1965, 1986, 2006.
Et en parcourant l’ouvrage remarquable, publié pour célébrer l’an 2000, je me suis interrogé : « Allevard n’est-il pas le pays des idées et des projets ? ». Du gingko biloba planté le 16 juin 1999, à la restauration de la « Méridienne du temps présent, qui donne l’heure à midi chaque jour de l’année, du sentier 2000 à la « clepsydre », horloge antique qui mesure le temps par un écoulement d’eau dans un récipent gradué, que de rencontres avec le temps.
La préface de l’ouvrage voit un célèbre allevardin, l’illustre professeur au Collège de France Emmanuel Le Roy Ladurie, souhaiter dans sa conclusion « un sort tranquille à notre bonne ville d’Allevard ».
Quant à l’actuel premier magistrat, il nous entraîne résolument vers l’avenir, dans un plaidoyer que chaque élu appréciera en affirmant : « l’utopie a toujours vaincu le fatalisme, et donc, ce que nous sommes en mesure d’imaginer et d’espérer, d’autres seront capables de le réaliser ! ».
 
Mes chers collègues, imprégnés de cet enthousiasme communicatif, vous allez tous repartir d’Allevard, même sans avoir fait une cure thermale, véritablement vivifiés !
 
Avenir, présent, passé, le fil du temps nous guide. Le savez-vous,
il y a tout juste 75 ans, presque jour pour jour, notre Association voyait le jour.
En septembre 1931, nos statuts étaient déposés en Préfecture.
En parcourant ces 75 années, nous pouvons dégager deux grandes périodes achevées, et une troisième tout juste amorcée.
De 1931 à 1964, la Ville de Grenoble a pris, sous son aile protectrice, l’Association des Maires et Adjoints de l’Isère. La Ville a hébergé les réunions du Bureau et assuré le secrétariat par l’intermédiaire d’un de ses fonctionnaires.
La période n’a pas été facile, marquée notamment par la seconde guerre mondiale.
 
Le 1er janvier 1965, l’Association s’installe en Préfecture, l’Etat assurant la prise en charge du loyer, des fournitures les plus diverses, et même du poste de responsable administratif.
Plus tard, le Conseil général mettra à la disposition de l’Association, jusqu’à deux postes de fonctionnaires territoriaux.
L’AMI s’imposera comme un partenaire incontournable, prenant la dimension que nous lui connaissons, principalement sous l’autorité d’un Président éclairé : Maître Pierre Grataloup.
 
Mes chers collègues, soyons conscients que nous venons d’amorcer, durant le présent mandat, une nouvelle étape, fondée sur quatre orientations déterminantes.
 
Premièrement : l’acquisition de nos propres locaux et l’installation au 1, place Pasteur.
Nos grands aînés ont été, il y a 35 ans, de véritables visionnaires. Ils ont accumulé un pécule, pour préparer la part d’autofinancement, et l’ont fait fructifier durant plus de trois décennies.
L’opportunité venue, nous avons franchi le pas en réalisant une opération particulièrement réussie.
 
J’ouvre d’ailleurs une parenthèse en matière budgétaire pour remercier à nouveau notre trésorier Serge Perrier. Lors de l’acquisition de nos locaux, il y a deux ans,
nous aurions pu emprunter moins et utiliser davantage notre pécule. Fort judicieusement, nous avons suivi les conseils de notre trésorier, à l’heure où les taux d’intérêt se trouvaient très bas. En empruntant davantage, nous pouvions lisser l’augmentation des cotisations et prendre en compte, progressivement, les charges de propriété.
Et, grâce au pécule conservé, notre trésorier a provisionné les sommes nécessaires pour combler, sur cinq ans, les déficits prévisionnels. Ainsi, il n’y a pas d’à-coups dans la progression de nos cotisations, et les prévisions de Serge Perrier sont scrupuleusement respectées. Qui plus est, nous sommes maintenant propriétaires et nous
vous offrons des prestations toujours plus nombreuses et de qualité.
 
Deuxième orientation : une approche budgétaire aussi rigoureuse que celle d’une entreprise.
Il le fallait, à l’heure où nous n’avons plus de personnel mis à disposition, ni par l’Etat, ni par le Conseil général.
Nous comptons d’abord sur vos cotisations, puis sur la subvention, essentielle, du Conseil général.
 
Sous la responsabilité de Serge Perrier, des états de rapprochement mensuels ont été élaborés, permettant de suivre l’évolution du réalisé par rapport
au prévisionnel. Nous avons également adopté des règles strictes, par exemple en matière de provisions. Enfin, en plus de l’expert comptable, nous avons recours à un commissaire aux comptes, que vous allez entendre pour la deuxième fois, dans quelques minutes, afin d’afficher très officiellement la totale transparence qui nous est chère.
 
Troisième orientation : le choix de resserrer le groupe des collaboratrices et de professionnaliser une équipe réduite mais particulièrement disponible, formée, performante. Notre Comité Directeur de juillet dernier a choisi de confier à Emmanuelle Rivière la fonction de
Directrice de l’AMI, après 9 mois passés comme secrétaire générale. Elle assure le management de l’équipe, les relations avec nos partenaires mais aussi le pilotage de chantiers, prioritaires, sur lesquels je vais revenir.
Elle a cédé les « questions des élus » à Elisabeth Gagnaire, en poste depuis le 4 septembre dernier, en remplacement de Marie-Joëlle Calabrèse. Elisabeth Gagnaire assume également les mises à jour du site Internet et la communication de notre Association.
Quant à Nadège Bouchery, qui vient de passer à temps complet, non seulement elle gère avec brio le secrétariat, l’accueil, le standard, les commissions et délégations,
mais elle a également accepté de passer les écritures comptables depuis le départ de Brigitte Bellot-Gurlet en Congé Individuel de Formation pour 8 mois.
Quatrième et dernière orientation : l’ouverture de chantiers essentiels, confiés à la Directrice, et au nombre de trois pour commencer.
 
En premier lieu, se touve la formation. Comme annoncé, une commission entend permettre à l’AMI de répondre à vos attentes et ce, sans cotisation supplémentaire. S’appuyant sur Mairie 2000 et sur l’AMF, nous allons, comme c’est le cas pour de nombreuses associations départementales, compléter l’information par la formation.
Nos locaux accueilleront les modules, lorsqu’ils ne sont pas décentralisés, et nous nous appuierons sur des partenaires efficaces.
La montée en charge sera progressive, l’objectif étant la qualité.
 
Second chantier : ADULLACT. L’AMI a choisi d’être membre de l’Association des Développeurs et Utilisateurs de Logiciels Libres pour l’Administration et les Collectivités territoriales.
Grâce à notre engagement (4 500 € par an), nous offrons la gratuité d’usage des logiciels aux communes et communautés de moins de 20 000 habitants. Pour les autres, une remise de 30 % est accordée sur l’adhésion d’ADULLACT, dès lors que l’on est membre de l’AMI.
Les logiciels gratuits concernent la dématérialisation des marchés publics, les listes électorales, les cimetières, les passeports et cartes d’identité, le suivi du courrier, la gestion des ressources, le suivi du parc informatique, l’élaboration des délibérations, la gestion du temps de travail des emplois et des compétences, les offres d’emploi …
Une démonstration vient d’être faite en présence de 5 directeurs de communautés de communes, le succès a été immédiat. L’objectif est de former, pour un coût réduit, un référent par communauté, ou ville, afin de transmettre le savoir-
faire. L’AMI est en première ligne, organisant la réponse à vos besoins.
 
Dernier chantier, pour l’instant : la réappropriation de l’organisation du Congrès départemental.
Grâce à Publi-expo, notre manifestation annuelle a connu une progression exceptionnelle, et je remercie René-Noël Dupraz et Hélène Gallay de leur concours. Dès 2007, notre Comité Directeur a choisi de placer davantage l’AMI au centre de l’organisation, confiant à des partenaires des prestations détaillées : gestion de l’exposition, logistique générale, audio-visuel, réalisation de films…
 
Le premier changement, vous l’avez d’ailleurs entre les mains. Il s’agit du programme détaillé du présent congrès, désormais intégré au numéro spécial de la Mairie Magazine. Vous trouverez, notamment, un rapport d’activités très détaillé, établi par notre Directrice. Merci aux Affiches, notre partenaire ami qui édite La Mairie Magazine.
 
Quelques mots sur nos prochaines séances d’information décentralisées.
 
Deux rencontres sont programmées en novembre sur le nouveau Code des marchés Publics et sur nos pratiques en ce domaine. Nous nous retrouverons
à Saint Egrève et à La Tour du Pin autour d’un intervenant de grande qualité : Monsieur Mathieu Heintz, responsable du service juridique au Conseil général de l’Isère.
 
Ensuite, et après le congrès national qui vous attend du 21 au 23 novembre, nous donnons rendez-vous début décembre aux élus qui hébergent une agence postale. Ce sera à Oyeu, le 5 décembre, en présence des dirigeants départementaux de La Poste.
 
Je ne peux terminer ce trop bref aperçu de notre quotidien sans aborder quelques thèmes auxquels nous apportons une attention toute particulière.
La mise en place du nouveau mode de répartition des subventions, proposé par le Conseil général. Vos représentants ont enregistré avec satisfaction la prise en compte de leurs demandes. La mise en place se fera, en 2007, sur la base des choix des élus locaux, c’est là l’élément essentiel. A nous tous de tester, adapter, critiquer le nouveau dispositif, sachons faire émerger les aspects positifs et améliorer les autres.
 
Le dialogue avec La Poste. Il existe réellement en Isère, c’est vrai, mais, selon moi, la voie est étroite pour les responsables de La Poste. Autour de Michel Rival, le Président de la Commission Départementale de Présence Postale et Territoriale, avec un sens aigü de nos responsabilités, mais un sens tout aussi critique, nous cultivons dialogue, franchise, efficacité.
 
Ensuite, le diagnostic sur les forces et faiblesses de trésorerie, en Isère : pas de nouvelles en 2005.
Mais le prochain rendez-vous pris avec Monsieur le trésorier Payeur Général, qui a rejoint l’Isère depuis peu, nous éclairera, j’en suis sûr.
 
Autre sujet : le dialogue entre le 15 et le 18, sujet de notre congrès 2005.
Sous la houlette de Messieurs Bart et Baudoin, un rapprochement a été amorcé. Tous deux ont quitté l’Isère, je suis certain que leurs successeurs vont poursuivre ce chantier auquel nous étions associés.
 
Enfin, l’évolution de l’intercommunalité en Isère.
A la suite des réunions de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale, et de l’établissement du Schéma d’Orientation Isérois, vous avez été nombreux à réagir avec force.
Je le redis, et nous l’évoquerons probablement lors de la table ronde à 11 heures : les élus isérois entendent peser de tout leur poids pour contribuer à l’avancement de l’intercommunalité sans se faire imposer des choix, ni un rythme non acceptable.
Volonté et vigilence vont nous guider et votre Comité directeur
considère comme une priorité absolue la question de l’intercommunalité.
 
Enfin, j’ai une pensée à l’attention de certains de nos collègues : particulièrement de ceux qui nous ont quittés depuis une année, de ceux qui se battent contre la maladie.
 
Je salue également les élus qui, préparant l’avenir, ont décidé de transmettre le flambeau en cours de mandat, et ceux qui viennent de reprendre ce flambeau pour le porter encore plus haut.
Au-delà de l’image du flambeau, je retiens la passion pour sa fonction qui anime chaque élu.
 
Pour finir, je vous propose, comme trait d’union avec le thème de notre table ronde, de terminer avec Achille Paoli, maire de La Verpillière, Chevalier de la Légion d’Honneur, que nous rassurerons, j’en suis certain, car il y avait beaucoup d’amertume dans le courrier qu’il m’a adressé le 20 septembre, lorsqu’il concluait :  « ceci pour vous dire, Monsieur le Président, que dans vos propos lors du Congrès, il me sera pénible d’entendre que les maires sont les plus beaux, les mieux aimés, d’autant que nos responsabilités ont été accrues, à en lire la presse, alors même que les maires de la future agglomération du Nord-Isère ne seront que des obligés de l’état civil ».
Courage Achille, et courage à vous tous !
Par Daniel VITTE - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /Oct /2006 15:49
Allocution de Philippe LANGENIEUX-VILLARD
Maire d’Allevard-les-Bains
 
 
Monsieur le Président de l’Association des Maires de l’Isère, cher Daniel,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Président du Conseil Général,
Mesdames, Messieurs les Parlementaires,
Mesdames, Messieurs les Maires, Adjoints, Elus,
 
 
A toutes et à tous, au nom de notre Communauté de communes et au nom d’Allevard :
Je vous souhaite la bienvenue.
 
Bienvenue dans le Grésivaudan de l’invention
Bienvenue dans Belledonne de l’imagination
Bienvenue dans ce territoire d’où vous saluent :
 . Vauban et son Fort
 . Le Docteur Niepce et ses patients célèbres, parmi lesquels Colette, Edouard Herriot
 . J. Payerne, natif de la montagne de Theys, et pourtant inventeur du sous-marin
 . L’explorateur Doudar de l’Agrée
 . Le père Didon Denon
 
Mais aussi : Christine Goitschell, Jean Béranger, Emmanuel Le Roy Ladurie, et les 15 000 habitants de nos communes.

Bienvenue donc aux mairitants que vous êtes.
Bienvenue à cette fête des Maires.
 
Nous vivons tous la même aventure. Et si mes soucis ne sont pas uniques, les vôtres ne sont pas singuliers.

 « Quel avenir pour nos communes ? » s’interroge, dans une formulation amicalement provocatrice, le bureau de l’AMI.
Permettez que j’y réponde d’emblée à l’envers : quel avenir sans nos communes ?
 
-         Quelle que soit sa taille, une mairie c’est une lumière allumée dans la rue, et souvent la dernière,              quand les commerces ont disparu
quand l’école a fermé
quand le bureau du poste est parti
 
-         Dans une société de plus en plus virtuelle, de plus en plus anonyme, où l’on sait mieux ce qui se passe à l’autre bout du monde que chez son voisin, peut-on envisager que la décision publique n’ait plus de visage ?
 
-         Au moment où le politique est déconsidéré comme jamais et le citoyen découragé comme toujours, au moment où l’indifférence à la démocratie remporte chaque élection, faut-il éliminer du paysage l’élu le plus populaire, le plus proche, le plus efficace ?
 
On le voit bien, et nous l’entendons tous :
 
L’avenir sans les communes, c’est :
-         un avenir sans dialogue,
-         sans responsabilité,
-         sans mobilisation.
 
J’entends tous ceux qui disent : « Mais il y a trop de communes en France. Il y en a autant en France que dans le reste de l’Europe ». Ont-ils entendu les appels des populations allemandes, tchèques, anglaises, qui réclament davantage de communes ?
 
Il faut donc conserver nos communes.
L’Europe n’est pas modèle en tout.
 
Mais attention aussi, à la course à l’armement institutionnel qui tue la lisibilité de la décision publique, avec ses syndicats intercommunaux, communautés de communes et d’agglomérations, pays, cantons, départements, régions … Course fortement suggérée par l’administration qui ne rencontre jamais le citoyens, et profitera de la confusion pour contester nos territoires et nos compétences. Attention donc à ne pas attaquer la seule institution comprise et appréciée des français : la commune et son conseil municipal.
 
Donc, j’ai la certitude que l’avenir s’écrira avec et grâce à nos communes, avec et grâce à vous.
 
Il faut que l’Etat l’entende bien :
 
Une jolie carte en couleur, où les intercommunautés se côtoient dans l’harmonie des teintes, sans trou ni blanc, ça ne règle :
-         Ni la sécurité des gens,
-         Ni l’efficacité sociale
-         Ni le dynamisme associatif, économique
 
Cela fait joli vu de haut, propre et organisé. Ca fait rangé.
Est-ce efficace vu de près ?
 
L’Etat est souvent tenté de nous contraindre, peut-il être néanmoins attentif à nous comprendre ?
 
Quand, par exemple, l’Etat arrêtera-t-il d’augmenter les bases de nos impôts sans nous consulter ?
Quand acceptera-t-il d’informer les Maires avant la rentrée scolaire, de ses décisions d’ouverture ou fermeture de classe ?
Quand décidera-t-il de mettre la complexité derrière ses bureaux plutôt qu’en face du citoyen ?
Quand préfèrera-t-il nous conseiller plutôt que nous contrôler ?
 
A force d’être plus lourde, l’administration est de plus en plus impuissante à impulser, de plus en plus efficace pour nous freiner !!
 
Oui, Monsieur le Préfet, dites à vos services de nous faire confiance, comme les citoyens nous font confiance.
 
Ne craignez          - ni la liberté
- ni l’initiative
- ni l’expérience, l’expérimentation
- ni le dialogue.
 
Nous sommes la France qui invente,
Nous sommes la France qui soigne les plaies des plus fragiles.
Nous sommes la France qui investit
 
Il faut que le Conseil Général l’entende bien :
 
Lorsqu’il installe entre lui et nous l’hygiaphone des pays, ce paravent contre les sollicitations communales, il ne doit pas espérer pouvoir s’exonérer des interventions qu’il doit au territoire dans sa diversité,
 
-         s’il prive 80 % de la population des subventions d’assainissement, il ne peut plus se dire défenseur de l’environnement
-         s’il se désengage en matière de transport, il ne put plus se dire solidaire
-         s’il ne finance que l’emploi higt tech, oubliant le soutien aux activités non délocalisables, il ne peut plus se dire prévoyant
-         s’il néglige les moyens de ses assistantes sociales, il ne peut plus se dire généreux.
 
Nous entendrons sans doute tout à l’heure que le département n’envisage aucun de ces mauvais scénari, et tant mieux.
 
Et, en tout état de cause, bravo au Conseil Général, à chaque fois qu’il nous réunit et nous entend.
 
Mes chers collègues, fallait-il monter sur cette tribune pour se taire ?
Je me méfie du silence.
Il entraîne l’illusion de l’unanimité. La plupart des décisions absurdes, prises collectivement, résultent d’une tentation au silence.
Et plus le processus avance, plus on devient traître à dénoncer ce qui nous choque.
 
Je ne m’y résous pas.
Et forcément, personne parmi nous.                                                    
 
Il faut enfin que chacun de vous l’entende bien :
 
Nous sommes des médiateurs.
-         Médiateurs entre l’incompréhension des lois et les besoins des gens,
-         Médiateurs entre les précautions administratives et les urgences humaines,
-         Médiateur entre les refus d’en haut et les aspirations d’en bas.
 
Nous sommes des mairitants.
 
Mesdames et Messieurs les Maires, la France a besoin de vous et elle vous aime !
Par J'informe - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus